Les médecins gériatres libéraux

Après la rupture conventionnelle : quelles priorités pour la gériatrie libérale ?

Problématiques

  • Jeune spécialité (DESC 2017), faible effectif de gériatres libéraux (<100 en France),
  • Activité chronophage + ABSENCE DE NOMENCLATURE >> non viable financièrement, non attractive
  • Demande forte d’évaluations globales spécialisées, de la part des patients, des familles et de l’ensemble des professionnels de santé
  • Intérêt de la consultation gériatrique en ville, permettant de réaliser une évaluation gériatrique standardisée correspondant à des critères HAS relevant de la seule spécialité des gériatres : limiter les hospitalisations en urgence et en hospitalisation conventionnelle, optimiser les prescriptions d’examens complémentaires, limiter la iatrogénie, apporter une prise en charge globale médico sociale, faire la coordination avec l’ensemble des acteurs du territoire (réseaux, services sociaux et hospitaliers) et s’intégrer dans les CPTS.

Revendications principales : 

  • Création d’une nomenclature pour la gériatrie reconnaissant ses spécificités et permettant un modèle économique viable
  • Double niveau de consultation: consultation très complexe -1h30- 3/an (initiale ou lors de situations instables mettant en péril le maintien à domicile) et consultation complexe -1h- 4 à 6/an (suivi avec présence d’aidant, perte d’autonomie, mobilité difficile, polypathologique.
  • Visite à domicile: accès à la visite à domicile en tant médecin spécialiste non médecin traitant, pour les patients très dépendants, ne pouvant pas se déplacer, en présence de l’aidant,  nécessitant une coordination pluri-professionnelle –durée 2h+trajets- 3/an
  •  

L’action de la médecine gériatrique libérale au niveau populationnel et pour l’accès aux soins :

  • Création d’ESS de sur-spécialité gériatrique pour améliorer l’accès aux soins ultra spécialisés de façon pertinente (ex en psychogériatrie: plateforme téléphonique pour téléexpertise, orientation vers les services adaptés hospitaliers, accompagner les sorties d’hospitalisation…)
  • Création de pôles pluridisciplinaires gériatriques dans et hors les murs : par un lieu où la personne âgée de ne se déplacerait qu’une seule fois et consulterait plusieurs professionnels, pour une évaluation, pour du suivi ou pour une rééducation (généraliste, gériatre, psychiatre, neurologue…, IPA, IDE, orthophoniste, kiné, EAPA, psychomotricien, diététicien, psychologue…) ; ou par un maillage pluri-professionnel autour de la personne âgée dans un territoire donné.

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